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Les techniques d’animation

Les techniques d'animation

La période actuelle vous invite à télétravailler. Vous êtes nombreux à vouloir utiliser les outils numériques pour animer des réunions, des débats, des formations à distance. Maîtriser les techniques d’animation devient alors essentiel.

L’art de l’animation

L’animation est-elle un art et l’animateur un artiste ? Vous savez bien que non. Pourtant, il vous arrive de vous poser la question. Rassurez-vous ! Qu’il s’agisse d’animer en présentiel ou face à une caméra, les techniques d’animation sont les mêmes. Animer, c’est d’abord maîtriser les techniques d’animation.

En formation, en réunion, lors de l’animation d’un débat, on n’attend pas de vous que vous fassiez le show, bien au contraire ! La vedette, c’est le groupe et il doit occuper toute la place.

Donner une âme au groupe

On attend d’un animateur(trice) qu’il donne vie au groupe. C’est ainsi que le dictionnaire ROBERT définit la fonction. « Animateur, celui qui donne une âme au groupe et fait en sorte qu’il devienne comme vivant ».

Avoir de la personnalité, du charme, de l’esprit, ne nuisent pas mais il est plus important de maîtriser son sujet. On attend de vous du professionnalisme.

Des techniques éprouvées

Comme il en est de toutes les techniques, les techniques d’animation s’apprennent et l’aisance s’acquiert avec le temps.

Si vous êtes face au groupe, vous percevez les réactions des participants mais il n’en n’est rien si vous travaillez à distance, ce qui ne laisse aucune place à l’improvisation. Il vous faut donc encore mieux préparer votre intervention, connaître et utiliser les techniques d’animation.

Pour animer et donner toute sa place au groupe, vous allez devoir maîtriser l’écoute active, prendre en compte les processus de mémorisation, faciliter le raisonnement et pour cela utiliser les opérations mentales le permettant et enfin, le cas échéant raisonner en termes de problèmes et de solution.

Bien communiquer

La plus importante des techniques d’animation est la pratique de l’écoute active. Vous devez maîtriser cette technique. Si ça n’est pas encore le cas, entraînez-vous dès à présent. Cette pratique doit devenir totalement naturelle ! Animer, c’est d’abord questionner et reformuler avec aisance.

Les processus de mémorisation

Les processus de mémorisation

Contrairement aux idées reçues, il est inutile de parler beaucoup.

Comme le montre l’illustration ci-dessus, la mémorisation est meilleure lorsqu’on pratique que lorsqu’on écoute.  Pour vous en convaincre, expérimentez la différence entre lire une recette de cuisine et réaliser le plat proposé.

En fait, nous ne retenons que 10 % de ce que nous entendons, pour le reste, le cerveau sature et oublie. Inutile donc de chercher à être un beau parleur, cela ne sert pas à grand chose. Il vaut mieux favoriser la mémorisation d’informations, en proposant à vos auditeurs des jeux, des quiz, des illustrations, des exercices, des tutoriels et tous les moyens qui vous semblent bons pour les impliquer dans l’action.

Les opérations mentales

Il existe des opérations mentales qui nous permettent de raisonner. Pour des raisons dues à nos modes de vie et d’apprentissage, nous les utilisons de moins en moins puisque les outils numériques à notre disposition nous en dispensent. Et elles se perdent. Pourtant, elles sont indispensables à la conduite d’un raisonnement.

  • Pour penser et réfléchir, nous devons être capables de nommer, définir ce dont on parle, puis éventuellement, énumérer, distinguer, comparer, classer, analyser afin de pouvoir choisir.
  • Ces opérations mentales doivent être mises en œuvre par les participants pour leur permettre de réfléchir collectivement. Sans ces compétences cognitives de base, les personnes ne peuvent pas penser correctement et la production du groupe en est fortement altérée.

Analyser

Tandis que la synthèse consiste à résumer un texte ou un discours, l’analyse est l’opération qui consiste à l’étudier en détails.

Qui, quoi, quand, comment, où, combien et pourquoi sont les questions-clés qui permettent d’approfondir une réflexion.

Vous souvenez-vous de la comptine « Derrière chez moi, devinez quoi qu’il y a… Y a un arbre, arbre dans le bois, petit bois derrière chez moi…  » Dans l’arbre il y avait une branche, dans la branche, un nid, dans le nid un oiseau. » Nous avions  4 ou 5 ans et apprenions à analyser.

Bien poser les problèmes

Raisonner en termes de problèmes et mettre en relation les causes et les effets constituent une phase plus élaborée du raisonnement. Mais pour se mettre d’accord sur les solutions, encore faut-il partager une même vision des effets et des causes des problèmes et avoir conduit une analyse collective pertinente.

C’est aussi grâce à ces compétences cognitives que les idées, les projets innovants sont possibles.

Anticiper

Anticiper est ce qui permet au groupe de proposer des solutions pour le futur proche, de le visualiser afin de s’y adapter.

Des compétences oubliées

Toutes ces compétences cognitives existent quelque part dans notre mémoire d’écolier(ère) car nous avons appris à les utiliser… puis on les a oubliées.

  • Votre rôle en tant qu’animateur(trice) est de réactiver ces pratiques oubliées, de les réintroduire dans votre discours au fil du déroulement de votre animation.
  • Vous « montrez l’exemple ». Pour présenter un sujet, vous pouvez dire : « Nous allons parler de … Définissons d’abord ce terme, que signifie-t-il pour vous ? Les réponses du groupe vous montrent combien cette opération est parfois difficile.
  • A chaque étape de votre réunion ou de votre formation, prenez soin de faciliter la réflexion et le raisonnement du groupe grâce à ces différentes opérations mentales.

LES PHASES DE L’ANIMATION

Qu’il s’agisse d’animer une réunion, un débat ou une formation, la préparation de l’animation est la même. on distingue 2 étapes : la phase de lancement de la formation, du débat, ou de la réunion et la phase de déroulement.

LA PHASE DE LANCEMENT

Cette étape est celle de la prise de contact avec le groupe. Elle a pour but de faire connaissance, d’installer la confiance et la sécurité dans le groupe nouvellement constitué.

  • Concrètement, il s’agit de vous présenter, de présenter l’événement, le programme, les modalités. C’est aussi le moment de prendre connaissance des attentes du groupe.
  • Cette étape est importante car elle vous permet de découvrir les personnes et elle permet au groupe de se constituer et de développer le sentiment d’appartenance à une même communauté.

LE DÉROULEMENT DE L’ANIMATION

Pendant la phase de déroulement de l’animation, vous dynamisez et gérez le groupe en utilisant 2 grands types de techniques : celles qui favorisent le développement de la créativité du groupe et celles qui permettent l’objectivation de ce qui est dit pour une appropriation collective.

L’argumentation, l’individualisation

Le développement de la créativité du groupe peut être encouragé par 2 techniques simples : l’argumentation et l’individualisation.

Il s’agit de permettre aux individus de développer leur pensée, d’argumenter de manière individuelle. C’est la phase la plus créative et la plus active des débats, parfois la plus confuse aussi.

Le fractionnement

A cette étape, des conflits peuvent apparaître entre deux ou plusieurs participants, portant sur les idées émises ou les actions proposées.

Le fractionnement du groupe en sous-groupes permet d’approfondir chaque idée isolément. Chaque sous-groupe développe une argumentation propre, ce qui alimente la discussion collective, ouvre les débats et améliore les échanges.

L’objectivation

L’expression de la créativité individuelle est nécessaire, mais subjective. Vient un moment où il est nécessaire de permettre à tous de s’approprier ce qui vient d’être dit. C’est la phase d’objectivation des débats. 

Votre rôle, en tant qu’animateur(trice) est de reformuler ce qui vient d’être dit de la manière la plus objective possible. « Si je vous comprends bien, vous êtes favorables à… »  ou : « Vous dites que… « , ou « Vous pensez que …. » Le but étant d’obtenir un consensus.

Le recentrage

Il peut arriver, que les personnes s’impliquent dans des discussions plus ou moins éloignées du sujet initial.

  • L’animateur laisse un temps ces échanges se produire car ils sont nécessaires aux participants pour se sentir en confiance, libres de s’exprimer.
  • Mais, le temps étant compté, il est nécessaire, au bout d’un moment, de recentrer le groupe sur le sujet principal. « Les débats sont très intéressants mais je vous propose maintenant de nous recentrer sur l’objet de notre réunion… »

La relance

A contrario, il arrive aussi que les participants soient à court d’idées. Le silence commence à s’installer et le groupe attend de vous quelque chose…

  • C’est le moment pour vous, de relancer les débats. Par exemple : « A ce moment des débats, nous pouvons dire que… (reformuler les résultats des étapes précédentes). « Sommes-nous tous d’accord ? Que pensez-vous alors de… « 
  • C’est en posant une nouvelle question, en proposant une nouvelle approche, que vous allez ouvrir la discussion et permettre au groupe de se réimpliquer dans le travail collectif.

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